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Avis Google : en obtenir quand on débute, sans enfreindre les règles

Les premiers avis sont les plus difficiles à obtenir, et c’est là que les mauvaises idées circulent le plus. Ce que la loi interdit, ce que l’on peut demander, quand le faire et comment répondre à un avis négatif.

    Une fiche vide n’inspire rien. Elle se remplit avec des clientes réelles, et seulement avec elles.

    Obtenir ses premiers avis Google quand on démarre en onglerie est un exercice inconfortable : il faut demander, à des personnes que l’on connaît encore peu, quelque chose que l’on ne peut ni acheter ni écrire à leur place.

    Les raccourcis existent, ils circulent même beaucoup, et ils relèvent du code de la consommation. Un faux avis publié par un professionnel n’est pas une maladresse commerciale, c’est un délit.

    Voici ce que dit exactement la réglementation sur les avis en ligne, ce qu’il reste parfaitement légitime de demander, à quel moment le faire, et comment réagir quand un avis négatif arrive.

    En bref

    Un avis ne s’achète pas, ne s’échange pas et ne s’écrit pas à la place de la cliente.

    Publier un faux avis est une pratique commerciale trompeuse au sens du code de la consommation.

    Demander un avis à une cliente réelle est autorisé et se fait simplement.

    Le bon moment est celui du rendez-vous, pas trois semaines après.

    Les coordonnées servant à la demande suivent les règles applicables aux données des clients.

    Soigner ses supports

    Cartes, menus de prestations, flyers et visuels pour les réseaux : deux leçons vidéo à suivre en autonomie, avec un accès à vie.

    Pourquoi les premiers avis Google sont-ils les plus difficiles à obtenir ?

    Femme souriante assise devant un ordinateur portable, dans une pièce claire
    La fiche d’établissement se travaille au calme, pas entre deux rendez-vous.

    Une fiche sans aucun avis oblige la personne qui hésite à vous accorder sa confiance sans point de comparaison, et c’est exactement ce qu’elle cherche à éviter en vous cherchant en ligne.

    Le problème n’est pas la qualité de votre travail, il est arithmétique : vous avez peu de clientes, donc peu d’avis possibles.

    Chaque prestation compte donc double au démarrage. Une cliente satisfaite qui ne laisse rien représente une occasion perdue que le calendrier ne rattrape pas rapidement.

    C’est aussi pour cette raison que la tentation est forte de combler le vide autrement, en écrivant soi-même ou en sollicitant des proches qui n’ont jamais posé un doigt sur votre table. Nous verrons plus bas ce que cette solution coûte réellement.

    La méthode honnête tient en une phrase : demander à chaque cliente, au bon moment, sans rien lui promettre en échange. Notre article pour trouver ses premières clientes en onglerie montre comment alimenter ce premier flux.

    Que dit la loi sur les faux avis en ligne ?

    La publication d’un faux avis par un professionnel constitue une pratique commerciale trompeuse au sens du code de la consommation, et la peine encourue pour ce délit est de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende.

    C’est la formulation retenue par Service Public Entreprendre, qui rappelle également que la DGCCRF utilise depuis juin 2023 un logiciel nommé Polygraphe pour traiter et analyser l’ensemble des avis en ligne, et engager des investigations contre les auteurs de faux avis.

    La même administration précise, dans sa fiche sur le durcissement des sanctions, qu’est désormais réputée déloyale la pratique commerciale consistant à émettre de faux avis sur internet ou à modifier de réels avis. La modification d’un avis existant est donc visée au même titre que sa fabrication.

    Cette même source indique que les vendeurs doivent vérifier et garantir que le consommateur donnant son avis a réellement acheté son produit ou utilisé son service. Un avis laissé par quelqu’un qui n’est jamais venu ne tient pas cette condition, quelle que soit sa sincérité.

    La DGCCRF rappelle de son côté que les professionnels des soins esthétiques doivent respecter le code de la consommation : informer le consommateur, ne pas le tromper, assurer sa sécurité. Les avis publiés sur votre fiche font partie de l’information que vous donnez.

    Qu’est-ce qui est interdit et qu’est-ce qui reste possible ?

    Demander un avis est permis ; le fabriquer, le rémunérer, le conditionner à une contrepartie ou le corriger après coup ne l’est pas.

    La frontière est plus nette qu’on ne le croit, et elle tient à une seule question : l’avis exprime-t-il librement l’expérience d’une personne qui est réellement venue ?

    1
    Écrire soi-même un avis. Exclu : c’est la définition même du faux avis publié par un professionnel.
    2
    Faire écrire un proche non client. Exclu également : la personne n’a pas utilisé le service, la condition posée par la réglementation n’est pas remplie.
    3
    Offrir une remise contre un avis. À écarter : l’avis n’est plus libre, et l’avantage annoncé oriente son contenu.
    4
    Dicter ou relire le texte. À écarter aussi : ce n’est plus l’expression de la cliente mais la vôtre.
    5
    Demander simplement, une fois. Autorisé, et c’est la seule voie qui construise une fiche solide dans la durée.

    Retenez qu’aucune de ces interdictions ne vous prive de quoi que ce soit d’utile. Un avis obtenu contre un avantage ressemble à tous les autres avis obtenus de la même façon, et il ne dit rien de vous.

    À l’inverse, une cliente qui décrit son rendez-vous avec ses propres mots écrit une phrase que personne d’autre ne pouvait écrire.

    Quel est le bon moment pour formuler la demande ?

    La demande se fait à la fin du rendez-vous, pendant que la cliente regarde encore ses mains, et jamais au milieu d’une prestation où elle ne peut pas répondre autrement que par politesse.

    Le moment où elle découvre le résultat est celui où elle a quelque chose à dire. Passé quelques jours, le souvenir s’émousse et la demande devient une relance de plus dans une boîte de réception.

    Une phrase suffit, dite une fois, sans insistance ni justification : si la prestation lui a plu, un avis sur votre fiche aide beaucoup les personnes qui hésitent. Une réponse évasive vaut refus, et le sujet s’arrête là.

    Le lien peut être envoyé après coup, à une cliente qui a accepté l’idée. La CNIL rappelle qu’il faut informer ses clients et prospects des conditions dans lesquelles leurs données sont traitées et de leurs droits, et ne collecter que les informations nécessaires à la relation commerciale.

    Si vous utilisez déjà un canal de rappel, la demande peut s’y glisser sans créer un envoi supplémentaire. Notre article sur le rappel de rendez-vous par SMS ou WhatsApp décrit ce circuit.

    Que faire d’un avis négatif ou d’un avis manifestement faux ?

    Un avis négatif se répond publiquement, une fois, sur un ton factuel : la réponse n’est pas écrite pour son auteur mais pour toutes les personnes qui la liront ensuite.

    Prenez le temps de rédiger à froid. Remerciez, reprenez le point soulevé sans le contester ligne à ligne, indiquez ce que vous proposez et arrêtez-vous là.

    N’évoquez jamais en public le détail de ce qui s’est passé en cabine ni l’état des ongles de la personne. Cette information appartient à la cliente, pas à votre fiche.

    Un avis que vous estimez faux se signale à la plateforme, pas par une contre-attaque. Service Public Entreprendre précise qu’une victime de faux avis peut déposer plainte, et que les agents de la concurrence peuvent engager des investigations.

    Et un avis négatif isolé au milieu d’avis sincères ne détruit rien. Notre article sur la façon de fidéliser ses clientes en onglerie rappelle que la relation se joue sur la durée, pas sur une note.

    Comment installer l’habitude sans y passer ses soirées ?

    Deux femmes regardant des ongles sur une tablette
    Un avis se demande, il ne s’achète pas.

    Une fiche se remplit au rythme des rendez-vous : une demande par cliente satisfaite, toujours au même moment, sans relance et sans tableau de suivi.

    Fixez le geste dans le déroulé de votre prestation plutôt que dans votre liste de tâches. Ce qui est rattaché à un moment précis se fait ; ce qui dépend d’un rappel du soir se remet.

    Facilitez le chemin : un lien court, un code à scanner en cabine, une carte remise avec le rendez-vous suivant. Chaque étape retirée augmente les chances que l’avis soit réellement écrit.

    Vos supports imprimés et vos visuels participent au même mouvement. La formation supports de communication en onglerie présente en deux leçons vidéo la carte de visite, le menu de prestations, les flyers et les visuels pour les réseaux, en autonomie et avec un accès à vie.

    Enfin, ne dissociez pas les avis du reste de votre présence en ligne. Notre article sur Instagram pour une prothésiste ongulaire montre comment les photos et la fiche se répondent.

    Questions fréquentes sur les avis Google en onglerie

    Est-ce légal de demander un avis à une cliente ?+

    Oui. Ce qui est interdit, c’est de le fabriquer, de le modifier ou de l’obtenir contre une contrepartie, pas de le solliciter auprès d’une cliente réelle.

    Que risque-t-on à publier un faux avis ?+

    Service Public Entreprendre indique que la publication d’un faux avis par un professionnel est une pratique commerciale trompeuse, punie de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende.

    Peut-on offrir une réduction en échange d’un avis ?+

    C’est à écarter. L’avis cesse d’être libre, et la réglementation impose que l’auteur ait réellement utilisé le service et s’exprime de lui-même.

    Comment obtenir son premier avis quand on démarre ?+

    En le demandant à la fin du rendez-vous, une seule fois, à chaque cliente satisfaite, et en rendant le dépôt aussi simple que possible.

    Faut-il répondre aux avis négatifs ?+

    Une réponse publique, courte et factuelle suffit. Elle s’adresse aux lecteurs suivants, pas à l’auteur de l’avis, et ne détaille jamais ce qui s’est passé en cabine.

    Comment signaler un avis que l’on pense faux ?+

    En le signalant à la plateforme. Service Public Entreprendre précise qu’une victime de faux avis peut porter plainte et que des investigations peuvent être engagées.

    Retrouvez aussi nos guides pour développer son activité. Pour aller plus loin, le catalogue réunit toutes les formations d'onglerie en ligne, classées par thème et par niveau.

    Une présence en ligne qui tient debout

    Cartes, menus de prestations, flyers et visuels pour les réseaux : la formation supports de communication se revoit à votre rythme, avec un accès à vie.

    La rédaction Learnails · contenu vérifié à partir des sources officielles citées dans l’article.

    La rédaction Learnails
    Rédaction Learnails · contenu vérifié à partir des sources officielles. Learnails forme les prothésistes ongulaires en micro-learning, 100 % en ligne, avec accès à vie.

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